Christine Vermorel-Delmas
Coach professionnelle en thérapie cognitive et comportementale
Bonjour à tous,
J’espère que vous allez bien. Compte tenu du contexte dans lequel nous sommes tous aujourd’hui et des turpitudes politico-économiques, je vais essayer d’apporter de la légèreté à mon propos.
Je voulais tout d’abord remercier tous ceux parmi vous qui m’ont fait confiance cette année. Les personnes que j’ai accompagnées et ceux qui m’ont permis de le faire, tant par leur rôle RH, de Direction ou ceux qui ont tout simplement eu la gentillesse de me recommander. C’est pour moi important puisque je suis liée à la confidentialité.
Etre Coach, c’est être à l’écoute, une écoute précise, juste et non jugeante. C’est permettre à la personne accompagnée de trouver un espace (rare) dans lequel elle va pouvoir s’exprimer librement, s’interroger et cela notamment grâce à ce que l’on nomme l’alliance. Un contrat tacite entre nous, la confiance.
Cet espace va lui permettre de « décharger » le trop plein, s’interroger sur les problématiques auxquelles elle doit faire face, sur ce à quoi sa fonction la confronte et ce que sa fonction lui fait vivre.
Le rôle du Coach c’est d’être acteur d’un processus qui va permettre ce qui précède, d’avoir une posture de questionnement, de re-formulation et de confrontation qui vont permettre à la personne de faire un pas de côté, de voir les choses différemment, comme si on lui donnait d’autres lunettes.
Un manager, un dirigeant, un chef de service.. a souvent aujourd’hui « la tête dans le guidon » comme on dit et ne s’autorise guère à prendre du recul.
Ce que j’aime dans mon métier, c’est tout d’abord le fait de me sentir pleinement à ma place, là où je dois et où j’ai envie d’être. C’est une grande satisfaction.
Ce que j’aime encore plus, c’est voir ce que produit le travail sur les personnes que j’accompagne, le chemin qu’elles parcourent, le travail énorme qu’elles réalisent et la satisfaction qu’elles éprouvent à se (re)trouver.
Ce qui me touche énormément, c’est la grande confiance qu’elles m’accordent et la sérénité dans laquelle se font les séances, même si souvent les émotions affleurent ou s’expriment fortement.
Ce que je trouve très intéressant et motivant, c’est la richesse de l’HUMAIN, la richesse de l’expérience liée à l’écoute !
Mais par dessus tout, les voir transformées à la fin du coaching, plus affirmées, plus sereines, avec une confiance en soi retrouvée, avec des clés pour mieux gérer ce à quoi elles sont confrontées dans leurs contexte professionnels.
Et pour faire la transition avec la poésie qui va suivre, la plus belle chose que l’on m’ait dite : « Je suis arrivé au début du coaching avec de gros nuages noirs au dessus de la tête, je repars avec le soleil » !
Voici donc un peu de poésie, en lien avec l’actualité puisque est sorti avant hier un film sur St Exupéry :
« La cinquième planète était très curieuse. C'était la plus petite de toutes. Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. Le petit prince ne parvenait pas à s'expliquer à quoi pouvaient servir, quelque part dans le ciel, sur une planète sans maison, ni population, un réverbère et un allumeur de réverbères. Cependant il se dit en lui-même : Peut-être bien que cet homme est absurde. Cependant il est moins absurde que le roi, que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère, ça endort la fleur ou l'étoile. C'est une occupation très jolie. C'est véritablement utile puisque c'est joli."
Lorsqu'il aborda la planète il salua respectueusement l'allumeur :
- Bonjour. Pourquoi viens-tu d'éteindre ton réverbère ?
- C'est la consigne, répondit l'allumeur. Bonjour.
- Qu'est-ce que la consigne ?
- C'est d'éteindre mon réverbère. Bonsoir. Et il le ralluma.
- Mais pourquoi viens-tu de le rallumer ?
- C'est la consigne, répondit l'allumeur.
- Je ne comprends pas, dit le petit prince.
- Il n'y a rien à comprendre, dit l'allumeur. La consigne c'est la consigne. Bonjour.
Et il éteignit son réverbère.
Puis il s'épongea le front avec un mouchoir à carreaux rouges.
- Je fais là un métier terrible. C'était raisonnable autrefois. J'éteignais le matin et j'allumais le soir. J'avais le reste du jour pour me reposer, et le reste de la nuit pour dormir...
- Et, depuis cette époque, la consigne a changé?
- La consigne n'a pas changé, dit l'allumeur. C'est bien là le drame ! La planète d'année en année a tourné de plus en plus vite, et la consigne n'a pas changé
- Alors ? dit le petit prince.
- Alors maintenant qu'elle fait un tour par minute, je n'ai plus une seconde de repos. J'allume et j'éteins une fois par minute !
- Ça c'est drôle ! Les jours chez toi durent une minute !
- Ce n'est pas drôle du tout, dit l'allumeur. Ça fait déjà un mois que nous parlons ensemble.
- Un mois ?
Oui. Trente minutes. Trente jours ! Bonsoir.
Et il ralluma son réverbère.
Le petit prince le regarda et il aima cet allumeur qui était tellement fidèle à la consigne. Il se souvint des couchers de soleil que lui-même allait autrefois chercher, en tirant sa chaise. Il voulut aider son ami:
Le petit prince poursuivit:
- Ta planète est tellement petite que tu en fais le tour en trois enjambées. Tu n'as qu'à marcher assez lentement pour rester toujours au soleil. Quand tu voudras te reposer tu marcheras... et le jour durera aussi longtemps que tu voudras.
- Ça ne m'avance pas à grand-chose, dit l'allumeur. Ce que j'aime dans la vie, c'est dormir.
- Ce n'est pas de chance, dit le petit prince.
- Ce n'est pas de chance, dit l'allumeur. Bonjour.
Et il éteignit son réverbère.
Celui-là, se dit le petit prince, tandis qu'il poursuivait plus loin son voyage, celui-là serait méprisé par tous les autres, par le roi, par le vaniteux, par le buveur, par le businessman. Cependant c'est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C'est, peut-être, parce qu'il s'occupe d'autre chose que de soi-même.
Il eut un soupir de regret et se dit encore:
- Celui-là est le seul dont j'eusse pu faire mon ami. Mais sa planète est vraiment trop petite. Il n'y a pas de place pour deux...
Ce que le petit prince n'osait pas s'avouer, c'est qu'il regrettait cette planète bénie à cause, surtout, des mille quatre cent quarante couchers de soleil par vingt-quatre heures !
Je vous souhaite un très bon WE et à tous de très belles fêtes de fin d’année !
Bien à vous,
Christine Vermorel-Delmas - Coach diplômée « D.U. Coaching en entreprise » IAE LYON III
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