par Christine Vermorel-Delmas
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27 février 2025
Je viens, par ce post, vous faire part de mon inquiétude ! En effet, selon le "Baromètre Santé Mentale et QVCT 2025" co-réalisé par Qualisocial et Ipsos, en février 2025, l'état de santé mentale des chef(fe)s d'entreprise reste préoccupant. 24 % des dirigeant(e)s déclarent avoir une santé mentale passable ou mauvaise, avec des variations notables selon les secteurs. Par exemple, dans le secteur des transports, ce chiffre atteint 39 %, contre 38 % dans l'agriculture et 29 % dans la construction 2 . Les chef(fe)s d'entreprise sont particulièrement exposé(e)s au stress et aux difficultés liées à la gestion de leur entreprise, ce qui peut compromettre leur bien-être physique et mental. Cela confirme ce que je constate sur le terrain, aussi bien dans les entreprises, les collectivités ou les associations dans lesquelles j’interviens, et cela quel que soit le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise. Le sur stress est énorme et les cas de Burn-Out bien trop nombreux ! Nous connaissions et parlions souvent de la « solitude du dirigeant ». Mais aujourd’hui, le contexte dans lequel nous sommes crée beaucoup plus de stress encore et agit directement sur la santé physique et mentale des dirigeant(e)s. Etre Chef(fe) d’entreprise c'est savoir gérer les aléas du marché et du contexte socio-économique, communiquer, gérer, anticiper, prévoir, pérenniser, veiller à la cohésion de ses équipes, gérer les conflits, savoir déléguer, être disponible … Bref être pour tout et tout le temps dans la performance et ne montrer aucun signe de faiblesse. Donc vous tenez comme vous pouvez, vous luttez et n’écoutez surtout pas toutes les alertes du corps (maux divers et variés, dos, digestion…) et hélas, peu d’entre vous demande de l’aide. Une croyance bien ancrée nous fait penser que demander de l’aide c’est « être faible, ne pas savoir ou passer pour incompétent… ». D’où vient cette croyance ? Demander de l’aide est juste normal, non ? Si un ami ou un pair vous demande de l’aide, penserez-vous de lui (elle) qu’il (elle) est faible ? Ou pas compétent(e) ? Etre accompagné(e), coaché(e), c’est s’autoriser à prendre du recul, à faire un travail pour trouver en soi ses propres clés, mettre en place de nouveaux modes de fonctionnement, s’autoriser de nouvelles pratiques. Et ce, pour vivre mieux et mieux appréhender les situations auxquelles on doit faire face ! Pour rappel, le coaching n’est pas de la formation, ni du consulting, ni une psycho-thérapie ! Le coach en entreprise dit « coach professionnel » est acteur d’un processus, c’est vous qui apportez le contenu. Il a une posture neutre et non-jugeante qui va vous permettre en autres : une prise de recul, « un bol d’air » comme disent certains de mes clients de porter un autre regard sur ce que vous vivez de travailler sur ce que votre fonction vous fait vivre de verbaliser les différentes problématiques et comment vous les appréhendez de travailler votre posture, votre communication, votre rapport aux conflits… de travailler le lâcher-prise pour mieux déléguer… Il est cependant impératif pour la réussite de l’accompagnement d’avoir le souhait d’évoluer. Un coaching professionnel est opérationnel, a un début et une fin et concerne une problématique donnée avec des objectifs généraux (quoi) et des objectifs spécifiques (comment). Alors pourquoi vous priver de cela ? Pourquoi essayer de résister à tous prix ? Je vous rappelle que les grands dirigeants (es) ont tous eu recours à des coachs et on ne peut pas les qualifier de « faibles ». Alors prêts à tenter l’expérience ?